Théo d'Or ’s Reviews > Lettres portugaises > Status Update
Théo d'Or
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Lorsque j'entends certains critiques affirmer que Mariana ne pouvait pas écrire de telles lettres, je doute profondément. Je refuse que l'on confisque à Mariana ce que une seule lecture biaisée juge " trop beau ", ou " trop maîtrisé " pour être l'œuvre d'une femme cloîtrée. Cette voix n'a rien de fabriqué. Je m'étonne de voir combien de critiques ont préféré attribuer les lettres à un homme, non parce que les....
— Feb 02, 2026 09:46PM
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Théo d'Or ’s Previous Updates
Théo d'Or
is 69% done
Me voilà déjà à la quatrième lettre de Mariana. Si Noël ne répond même pas après la cinquième, eh bien - c'est moi-même qui le ferai.
Qu'il le veuille ou non, ce silence devra finir quelque part - et je suis prêt à en porter le dernier mot.
Désolé, Noël, mais quelqu'un doit bien le faire.
— Feb 04, 2026 09:51PM
Qu'il le veuille ou non, ce silence devra finir quelque part - et je suis prêt à en porter le dernier mot.
Désolé, Noël, mais quelqu'un doit bien le faire.
Théo d'Or
is on page 14 of 91
" ..[...] je me défendis de revenir à une vie que je dois perdre pour vous, puisque je ne puis la conserver pour vous, je revis enfin , malgré moi, la lumière, je me flattais de sentir que je mourais d'amour ; et d'ailleurs j'étais bien aise de n'être plus exposée à voir mon cœur déchiré par la douleur de votre absence. Après ces accidents, j'ai eu beaucoup de différentes indispositions, mais, puis-je jamais ...
— Jan 31, 2026 12:29AM
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Théo d'Or
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Feb 02, 2026 09:50PM
.....non parce que les preuves l'exigeaient, mais parce que l'idée d'une religieuse écrivant avec une telle intensité leur semblait inconcevable. Comme si la passion - lorsqu'elle atteint ce degré de lucidité - devait nécessairement être masculine. Je refuse cette logique.
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Bonjour, Théo !Incroyable ! Ton update n’est apparu dans mon fil que dix-sept heures après sa publication. Beaucoup de signaux rouges, non ?
Eh bien, Mariana Alcoforado pourrait presque passer pour une héroïne de la presse people. Tout ce qui entoure cette histoire est vraiment sidérant. Ah, la critique universitaire… ah, la mauvaise volonté des hommes, les préjugés… et ce diagnostic tout trouvé : hystérique, autodestructrice, masochiste. À mes yeux, la voix est clairement féminine : l’amour-passion, la sensibilité d’une femme, tout y est.
Quelques-unes des polémiques autour de ces lettres :
Écrites au XVIIᵉ siècle, elles présentent des traits d’un mouvement littéraire postérieur : l’ultraromantisme.
Je t’épargne le contexte des guerres de Restauration : le français n’était pas utilisé au Portugal à cette époque.
Dans quelle langue les lettres ont-elles été écrites ? En portugais, puis traduites en français par quelqu’un qui ne maîtrisait pas parfaitement le portugais ? Ou bien directement en français, mais avec une influence évidente du portugais (un peu comme moi, qui écris en français avec une nostalgie et une mélancolie très portugaises 😉 ).
Toi, en tant que Français, tu peux te prononcer sur la syntaxe et la traduction — ou pas.
À mon avis, les lettres de Mariana doivent être lues sans trop tenir compte de tout ce qui circule autour d’elles. Je pense que Milena n’a pas remis toutes les lettres qu’elle a reçues de Kafka et, si c’est le cas, cela ne m’a jamais empêchée de les lire avec une grande intensité. Et toutes les lettres échangées entre Maria Casarès et Albert Camus ont-elles été publiées ?
Mariana Alcoforado n’était pas pathétique — seulement une femme qui a vécu un amour impossible.
J’espère ne pas avoir écrit en mode lusitanada. Ouf… je suis épuisée !
Merci.
Bonjour, Celeste ! Franchement, je suis impressionné par ta connaissance du sujet, mais aussi par la constance et la rapidité avec lesquelles tu apprends le français..
Tu vas beaucoup plus loin que moi dans l'analyse, et j'adore ça. Je sais bien que la paternité est discutée ici, que certains pensent que c'est Guilleragues, que le style est " trop français " pour une religieuse portugaise du XVIIe siècle. Mais malgré tout, j'ai envie de croire à la voix de Mariana.
Peut-être par romantisme...Tu parlais de la voix féminine, de ce qu'on laissait ou non aux femmes à cette époque. Mais en même temps, même si c'était un homme
qui écrivait, il a réussi à créer une voix magnifique.
C'est comme ça que je lis Alcoforado - peut-être que tout n'est pas " authentique " , au sens historique, mais il y a une authenticité du sentiment. Et ça, je n'arrive pas à le réduire à une simple construction littéraire.
Ce qui me frappe dans la voix de Mariana, ce n'est pas seulement l'émotion, mais aussi la manière dont elle se construit dans la langue. Même en français,
que ce soit une traduction ou une réécriture, je sens une syntaxe qui n'est pas " classique ". Ce français-là n'est pas celui d'un auteur parfaitement maîtrisé, ni celui d'un courtisan. C'est un français traversé par une autre langue, peut-être celui d'une femme qui n'a pas appris à écrire selon les normes masculines de l'époque.
Pourtant, ce qui me touche, c'est que dans ces trois cas - Mariana, Maria, Milena - la voix féminine a une force bien particulière.
Finalement, qu'elles soient authentiques ou reconstruites, ces voix féminines laissent dans la langue une trace que rien ne peut effacer.
Et ici, sur ce site, tu t'es créé une voix extraordinaire, une voix qui ose défier le grand dragon du conventionnalisme. Et ça, c'est le plus admirable.
.
Merci, Celeste
Mes pensées sont des lettres sans enveloppe. Elles te trouvent avant même que je les écrive. Je glisserai mes pensées entre les lignes, là où le cœur lit mieux que les yeux.
« Mes pensées sont des lettres sans enveloppe. Elles te trouvent avant même que je les écrive. Je glisserai mes pensées entre les lignes, là où le cœur lit mieux que les yeux. »Le cœur a ses raisons que les yeux ignorent. :))
J'aimerais rencontrer ce Parfois, Maria. C'est un synonyme de ces instants durables qui façonnent le Toujours. Mais je crois que Toujours c'est un Parfois qui revient, encore et encore, jusqu'a ce qu'on ne puisse plus imaginer le monde sans lui.
Le cœur a ses raisons... Oui, Celeste. Mais parfois les yeux devinent ce que le cœur n'ose pas dire.
« J'aimerais rencontrer ce Parfois, Maria. C'est un synonyme de ces instants durables qui façonnent le Toujours. Mais je crois que Toujours c'est un Parfois qui revient, encore et encore, jusqu'a ce qu'on ne puisse plus imaginer le monde sans lui. »Le merveilleux monde des adverbes français. Avant même.
Merci, Théo.
