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Arabe Books
Showing 1-50 of 607
أماريتا (أرض زيكولا، #2)
by (shelved 4 times as arabe)
avg rating 3.91 — 28,624 ratings — published 2016
Season of Migration to the North (Paperback)
by (shelved 4 times as arabe)
avg rating 3.72 — 34,639 ratings — published 1966
قواعد جارتين (قواعد جارتين، #1)
by (shelved 4 times as arabe)
avg rating 4.10 — 22,920 ratings — published
أرض زيكولا (أرض زيكولا، #1)
by (shelved 4 times as arabe)
avg rating 3.88 — 48,466 ratings — published 2010
الأسود يليق بك (Paperback)
by (shelved 4 times as arabe)
avg rating 3.62 — 65,014 ratings — published 2012
ثلاثية غرناطة (Paperback)
by (shelved 4 times as arabe)
avg rating 4.29 — 52,754 ratings — published 1994
رأيت رام الله (Paperback)
by (shelved 3 times as arabe)
avg rating 4.21 — 19,172 ratings — published 1997
The Prophet (Paperback)
by (shelved 3 times as arabe)
avg rating 4.23 — 334,971 ratings — published 1923
أمواج أكما (قواعد جارتين، #3)
by (shelved 3 times as arabe)
avg rating 4.14 — 12,488 ratings — published 2020
دقات الشامو (قواعد جارتين، #2)
by (shelved 3 times as arabe)
avg rating 4.14 — 15,092 ratings — published
رجال في الشمس (Paperback)
by (shelved 3 times as arabe)
avg rating 4.21 — 25,506 ratings — published 1963
لأنك الله: رحلة إلى السماء السابعة (Paperback)
by (shelved 3 times as arabe)
avg rating 4.29 — 33,595 ratings — published 2016
الخبز الحافي (Paperback)
by (shelved 3 times as arabe)
avg rating 3.57 — 11,624 ratings — published 1973
في قلبي أنثى عبرية (Paperback)
by (shelved 3 times as arabe)
avg rating 3.96 — 63,025 ratings — published 2012
ذاكرة الجسد (Paperback)
by (shelved 3 times as arabe)
avg rating 3.80 — 25,756 ratings — published 1993
أبي الذي أكره: تأملات حول التعافي من إساءات الأبوين وصدمات النشأة (Kindle Edition)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 4.12 — 6,480 ratings — published 2020
A Thousand Splendid Suns (Hardcover)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 4.46 — 1,784,227 ratings — published 2007
وادي الذئاب المنسية (أرض زيكولا، #3)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 4.02 — 8,881 ratings — published
Watch Us Dance (In the Country of Others, #2)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 4.08 — 7,787 ratings — published 2022
الطنطورية (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 4.36 — 29,381 ratings — published 2010
Headscarves and Hymens: Why the Middle East Needs a Sexual Revolution (Hardcover)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 4.17 — 4,984 ratings — published 2015
عصفور من الشرق (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 3.72 — 4,888 ratings — published 1938
دعاء الكروان (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 3.92 — 6,107 ratings — published 1934
ثرثرة فوق النيل (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 3.74 — 10,821 ratings — published 1966
أهل الكهف (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 3.87 — 5,830 ratings — published 1933
Grammatica araba. Manuale di arabo moderno con esercizi e cd audio per l'ascolto. Vol. 1 (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 3.78 — 9 ratings — published 2006
In the Country of Others (In the country of others, #1)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 3.78 — 21,168 ratings — published 2020
La última princesa del desierto (Kindle Edition)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 4.30 — 405 ratings — published
The Arabian Nights (Mass Market Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 4.02 — 82,661 ratings — published 800
Straight from the Horse's Mouth (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 3.66 — 1,078 ratings — published 2018
Dreams of Trespass: Tales of a Harem Girlhood (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 3.92 — 6,453 ratings — published 1994
أولاد حارتنا (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 4.08 — 32,158 ratings — published 1959
Midaq Alley (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 3.87 — 13,794 ratings — published 1947
Impasse des deux palais (Poche)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 4.20 — 23,145 ratings — published 1956
رسائل غسان كنفاني إلى غادة السمان (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 3.74 — 11,295 ratings — published 1999
حمام الدار: أحجية ابن أزرق (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 3.54 — 5,521 ratings — published 2017
الباب المفتوح (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 4.19 — 3,678 ratings — published 1960
سندريلا سيكريت (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 3.51 — 7,104 ratings — published
أيقظ قدراتك واصنع مستقبلك (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 3.92 — 2,788 ratings — published 2008
The Yacoubian Building (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 3.72 — 23,549 ratings — published 2002
عابر سرير (Paperback)
by (shelved 2 times as arabe)
avg rating 3.59 — 14,345 ratings — published 2003
El libro de las preguntas (Hardcover)
by (shelved 1 time as arabe)
avg rating 4.48 — 27 ratings — published
“En acceptant notre situation ultraminoritaire, nous ne faisont pas preuve de fatalisme quant à nos possibilités de libération, nous acceptons simplement de ne pas avoir pour finalité de notre émancipation l'assimilation, par une forme ou une autre, à la majorité. Nous ne renonçons pas à l'objectif d'une émancipation totale, seulement nous la savons plus complexe à atteindre.”
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“Les études littéraires bénéficiaient pour une part importante de l’évolution que nous venons de décrire. Cet élément est particulièrement visible en Tunisie, surtout pour les études d’arabe. Ces étudiants littéraires se destinaient massivement à la carrière d’enseignant (ce qu’attestent plusieurs témoignages ainsi que la brochure de juillet 1953). C’est que l’enseignement de l’arabe avait acquis un prestige très important, aux yeux des Sadikiens tout au moins. Mahmoud Messaadi nous a affirmé être sorti du collège Sadiki avec l’idée de servir l’arabe et la culture arabe.
À la suite de Mohammed Attia (premier agrégé d’arabe tunisien en 1934 puis directeur du collège) et de Ali Belhaouane, de nombreux jeunes collégiens des années trente et quarante se sentirent investis d’une mission vis-à-vis de leur langue et de leurs successeurs. C’est ainsi que certains s’engagèrent dans des études d’arabe à l’université française dès les années trente : Mahmoud Messaadi passa sa licence à Paris de 1936 à 1939, et c’est la guerre qui a différé son agrégation (il fut le 4ᵉ agrégé d’arabe tunisien). Ahmed Adessalam lui aussi nous a dit être sorti de Sadiki avec l’ambition des former des jeunes, et certain d’être investi d’une « mission » : rendre l’enseignement de l’arabe aussi attrayant que celui du français. De ce fait, celui-ci a préparé sa licence d’arabe auprès de l’université d’Alger pendant la guerre, a enseigné à Sadiki dès 1944, puis est parti à Paris préparer son agrégation en 1947-1948. C’est aussi en cette période que Mzali, Bakir, Ben Miled et quelques autres ont accompli un parcours identique. Certes, tous les étudiants d’arabe n’étaient pas destinés à préparer l’agrégation (à commencer par les étudiants préparant le diplôme d’arabe de l’IHET qui n’étaient pas titulaires du baccalauréat). Mais ces étudiants sont là pour témoigner d’une sorte de mystique pour l’enseignement qui toucha nombre d’étudiants tunisiens.
Les arabisants ne sont pas seuls dans ce mouvement comme en témoigne le succès de la propédeutique littéraire de l’IHET (30 étudiants musulmans en 1951-1952). Il est important de souligner que la profession d’enseignant, qui ne donnait pas un revenu analogue à celui des professions libérales (bien que le salaire soit correct), bénéficiait aussi d’un fort prestige social, et ce d’autant plus que l’enseignement était une denrée rare dans la Tunisie de cette fin de protectorat. Le magistère traditionnel de ulémas avait certainement rejailli en partie sur cette profession sécularisée.
Pour conclure sur cette évolution, il est aussi probable que la réforme de la fonction publique tunisienne, et l’ouverture plus grande de l’administration aux Tunisiens, aient favorisé les études menant à la licence, porte d’entrée la plus noble de l’administration. D’autre part, il ne faut pas sous-estimer les pressions de la DGIP en faveur d’études autres que celles des facultés de droit et de médecine. C’est sur un ton très satisfait que l’auteur de la brochure de juillet 1952 conclut ainsi :
« Plus de 500 jeunes se destinent à venir, demain, remplir dans la Régence des fonctions de premier plan dans les domaines les plus divers (médecins, avocats, professeurs, pharmaciens, ingénieurs, architectes…) ». (p175-176)”
― La formation des élites marocaines et tunisiennes
À la suite de Mohammed Attia (premier agrégé d’arabe tunisien en 1934 puis directeur du collège) et de Ali Belhaouane, de nombreux jeunes collégiens des années trente et quarante se sentirent investis d’une mission vis-à-vis de leur langue et de leurs successeurs. C’est ainsi que certains s’engagèrent dans des études d’arabe à l’université française dès les années trente : Mahmoud Messaadi passa sa licence à Paris de 1936 à 1939, et c’est la guerre qui a différé son agrégation (il fut le 4ᵉ agrégé d’arabe tunisien). Ahmed Adessalam lui aussi nous a dit être sorti de Sadiki avec l’ambition des former des jeunes, et certain d’être investi d’une « mission » : rendre l’enseignement de l’arabe aussi attrayant que celui du français. De ce fait, celui-ci a préparé sa licence d’arabe auprès de l’université d’Alger pendant la guerre, a enseigné à Sadiki dès 1944, puis est parti à Paris préparer son agrégation en 1947-1948. C’est aussi en cette période que Mzali, Bakir, Ben Miled et quelques autres ont accompli un parcours identique. Certes, tous les étudiants d’arabe n’étaient pas destinés à préparer l’agrégation (à commencer par les étudiants préparant le diplôme d’arabe de l’IHET qui n’étaient pas titulaires du baccalauréat). Mais ces étudiants sont là pour témoigner d’une sorte de mystique pour l’enseignement qui toucha nombre d’étudiants tunisiens.
Les arabisants ne sont pas seuls dans ce mouvement comme en témoigne le succès de la propédeutique littéraire de l’IHET (30 étudiants musulmans en 1951-1952). Il est important de souligner que la profession d’enseignant, qui ne donnait pas un revenu analogue à celui des professions libérales (bien que le salaire soit correct), bénéficiait aussi d’un fort prestige social, et ce d’autant plus que l’enseignement était une denrée rare dans la Tunisie de cette fin de protectorat. Le magistère traditionnel de ulémas avait certainement rejailli en partie sur cette profession sécularisée.
Pour conclure sur cette évolution, il est aussi probable que la réforme de la fonction publique tunisienne, et l’ouverture plus grande de l’administration aux Tunisiens, aient favorisé les études menant à la licence, porte d’entrée la plus noble de l’administration. D’autre part, il ne faut pas sous-estimer les pressions de la DGIP en faveur d’études autres que celles des facultés de droit et de médecine. C’est sur un ton très satisfait que l’auteur de la brochure de juillet 1952 conclut ainsi :
« Plus de 500 jeunes se destinent à venir, demain, remplir dans la Régence des fonctions de premier plan dans les domaines les plus divers (médecins, avocats, professeurs, pharmaciens, ingénieurs, architectes…) ». (p175-176)”
― La formation des élites marocaines et tunisiennes













