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P.E.
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P.E.
is 63% done with
Une page d'amour (Les Rougon-Macquart, #8)
'Dans la mer de ténèbres qui dormait devant eux, une étincelle avait lui. C’était à leurs pieds, quelque part dans l’abîme, à un endroit qu’ils n’auraient pu préciser. Et, une à une, d’autres étincelles parurent. Elles naissaient dans la nuit avec un brusque sursaut, tout d’un coup, et restaient fixes, scintillantes comme des étoiles. Il semblait que ce fût un nouveau lever d’astres, à la surface d’un lac sombre.'
—
38 minutes ago
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P.E.
is 59% done with
Une page d'amour (Les Rougon-Macquart, #8)
'Il était là, par tous les temps, se mettant de moitié dans ses douleurs et dans ses espérances, comme un ami qui s’imposait. Elle l’ignorait toujours, elle n’avait jamais été si loin de lui, plus insoucieuse de ses rues et de son peuple; et il emplissait sa solitude. Ces quelques pieds carrés, cette chambre de souffrance, dont elle fermait si soigneusement la porte, s’ouvrait toute grande à lui par ses deux fenêtres
—
1 hour, 1 min ago
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P.E.
is 45% done with
Une page d'amour (Les Rougon-Macquart, #8)
'Hélène, la face dans ses mains, ne voyait rien, n’entendait rien, se demandant avec anxiété si elle ne devait pas avouer à l’abbé Jouve la crise terrible qu’elle traversait. Il lui donnerait un conseil, il lui rendrait peut-être sa tranquillité perdue. Mais, au fond d’elle, une joie débordante montait, de son angoisse elle-même. Elle chérissait son mal, elle tremblait que le prêtre ne réussît à la guérir.'
—
2 hours, 49 min ago
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P.E.
is 43% done with
Une page d'amour (Les Rougon-Macquart, #8)
'La religion lui plaisait comme une émotion de bon goût. Donner des fleurs aux églises, avoir de petites affaires avec les prêtres, gens polis, discrets et sentant bon, venir en toilette à l’église, où elle affectait d’accorder une protection mondaine au Dieu des pauvres, lui procurait des joies particulières, d’autant plus que son mari ne pratiquait pas et que ses dévotions prenaient le goût du fruit défendu.'
—
3 hours, 39 min ago
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P.E.
is 39% done with
Une page d'amour (Les Rougon-Macquart, #8)
'Dire qu’elle s’était crue heureuse d’aller ainsi trente années devant elle, le cœur muet, n’ayant, pour combler le vide de son être, que son orgueil de femme honnête ! Ah ! quelle duperie, cette rigidité, ce scrupule du juste qui l’enfermaient dans les jouissances stériles des dévotes ! Non, non, c’était assez, elle voulait vivre !'
—
5 hours, 47 min ago
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P.E.
is 38% done with
Une page d'amour (Les Rougon-Macquart, #8)
'Une voix haute montait, des ondes vivantes s’élargissaient et l’enveloppaient. Les bruits, les odeurs, jusqu’à la clarté lui battaient le visage, malgré ses mains nerveusement serrées. Par moments, de brusques lueurs semblaient percer ses paupières closes ; et, dans ces lueurs, elle croyait voir les monuments, les flèches et les dômes se détacher sur le jour diffus du rêve.'
—
5 hours, 57 min ago
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P.E.
is 21% done with
Une page d'amour (Les Rougon-Macquart, #8)
'Alors, elles continuèrent à regarder Paris, sans chercher davantage à le connaître. Cela était très-doux, de l’avoir là et de l’ignorer. Il restait l’infini et l’inconnu. C’était comme si elles se fussent arrêtées au seuil d’un monde, dont elles avaient l’éternel spectacle, en refusant d’y descendre.'
—
8 hours, 54 min ago
2 comments
P.E.
is 16% done with
Une page d'amour (Les Rougon-Macquart, #8)
En haut, elle entrait dans le soleil, dans ce blond soleil de février, pleuvant comme une poussière d’or. Ses cheveux châtains, aux reflets d’ambre, s’allumaient;et l’on aurait dit qu’elle flambait tout entière, tandis que ses nœuds de soie mauve, pareils à des fleurs de feu, luisaient sur sa robe blanchissante. Autour d’elle, le printemps naissait, les bourgeons violâtres mettaient leur ton fin de laque[sur le ciel]
—
9 hours, 27 min ago
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P.E.
is 9% done with
Une page d'amour (Les Rougon-Macquart, #8)
'Elle avait fini par attendre avec une visible impatience la visite du docteur Deberle. Elle le questionnait sur l’état de la mère Fétu ; puis, ils causaient un instant d’autre chose, debout l’un près de l’autre, se regardant bien en face. Une intimité s’établissait entre eux. Ils s’étonnaient en découvrant qu’ils avaient des goûts semblables.'
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10 hours, 38 min ago
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P.E.
is 5% done with
Une page d'amour (Les Rougon-Macquart, #8)
'— Oh ! c’est merveilleux, merveilleux !… Elle meurt avec un réalisme !… Tenez, elle empoigne son corsage comme ça, elle renverse la tête, et elle devient toute verte… Je vous jure qu’il faut aller la voir, mademoiselle Aurélie…'
—
11 hours, 25 min ago
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P.E.
is starting
Une page d'amour (Les Rougon-Macquart, #8)
'Quand il composa Une Page d'amour, il pensait plutôt à l'architecture générale des R.-M., à l'alternance nécessaire des temps forts et des temps faibles, qu'à l'autonomie d'un sujet dont l'originalité n'était pas évidente. L'écrivain traite d'ailleurs ce roman avec une distance un peu méprisante. En trois mots, il qualifie l'œuvre en train avec une sorte de dédain condescendant, « comme un entracte sentimental ».'
—
19 hours, 44 min ago
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P.E.
is on page 305 of 410 of
Les secrets de la stratégie moderne aux échecs: Les avancées depuis Nimzowitsch
Illustrative game for ideas from modern prophylaxis:
Lilienthal – Ragozin, Moscow 1935
https://www.chessgames.com/perl/chess...
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Aug 01, 2026 05:36AM
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P.E.
is on page 305 of 410 of
Les secrets de la stratégie moderne aux échecs: Les avancées depuis Nimzowitsch
'Tout comme la médecine moderne insiste de plus en plus sur les mesures prophylactiques au motif que mieux vaut prévenir que guérir, la stratégie échiquéenne moderne est truffée de coups préventifs joués pour anticiper un assaut ennemi avant même qu'il se produise.'
[Luděk Pachman]
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Aug 01, 2026 05:27AM
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P.E.
is on page 113 of 128 of
L'homme qui lisait des livres
'Je voulais m'abstraire du monde, mais sans le quitter tout à fait. Être au seuil de la réalité. Là, devant ma librairie, à lire et relire les romans de ma vie. Vous comprenez ? J'ai décidé de ne pas ajouter de la laideur, ne pas abîmer, d'être présent dans le silence de la lecture, d'apporter ma pierre avec mes livres.'
—
Aug 01, 2026 04:53AM
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P.E.
is on page 98 of 128 of
L'homme qui lisait des livres
'Elle souhaitait promouvoir nos idéaux par la scène et avait créé une troupe amateur avec les gamins des camps. Elle en parlait comme d'un impératif, d'une urgence. Elle souhaitait montrer aux enfants que le monde pouvait être réinventé. Que leurs corps eux-mêmes pouvaient devenir langage. Qu'ils pouvaient être effectivement des rois, des héros, des penseurs, même au cœur des ruines.'
—
Aug 01, 2026 04:37AM
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P.E.
is on page 91 of 128 of
L'homme qui lisait des livres
Ses branches étaient notre théâtre d'été
Ou notre refuge
Contre l'ennui des enfants pour les hôtes
De leurs parents.
Sombre ou lumineuse,
Une forêt dans un arbre
Sous lequel nous avons grandi
comme s'il était tout le pays.'
[2/2]
[extrait de Les Gens dans leur nuit — Mourid al-Barghouti, traduction de Mohamed Sehaba]
—
Aug 01, 2026 04:26AM
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P.E.
is on page 91 of 128 of
L'homme qui lisait des livres
'Ai-je dit qu'il y avait dans la cour un figuier ?
Et que nous faisions la course aux oiseaux
Pour atteindre son aube plus haute
que le minaret du muezzin ?
[1/2]
—
Aug 01, 2026 04:25AM
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P.E.
is on page 19 of 128 of
L'homme qui lisait des livres
'Il parle d'une autre époque, mais, pour qui sait bien le lire, il parle de maintenant, de nos vies, de la vôtre, de la mienne. C'est cela un grand livre. C'est un monde, un refuge et un miroir.'
—
Jul 31, 2026 02:19PM
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P.E.
is on page 11 of 128 of
L'homme qui lisait des livres
'Tu descends les dernières marches en pierre, déformées par les pas de générations de Palestiniens. Ils y ont déposé des mots offerts au vent, y ont connu leurs premiers émois amoureux, y ont refait le monde comme s'il était porteur d'espérance. Comme si on s'intéressait encore à eux. Les artères sont pleines de vie. Mais d'une vie entre parenthèses.'
—
Jul 31, 2026 02:03PM
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P.E.
is on page 217 of 241 of
Le Rêve
'— Ah ! la chère enfant, là-haut, c’est elle que tu condamnes… Tu ne veux pas qu’il l’épouse, comme je t’ai épousée, et qu’elle souffre ce que tu as souffert.
Elle répondit d’un signe de tête, simplement, dans toute la force et la simplicité de son cœur.
— Mais tu le disais toi-même, la pauvre chère fillette en mourra… Veux-tu donc sa mort ?
— Oui, sa mort, plutôt qu’une vie mauvaise.'
—
Jul 29, 2026 11:50AM
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P.E.
is on page 203 of 241 of
Le Rêve
'C’était la grâce qui se retirait d’elle, Dieu cessait d’être à son entour, le milieu l’abandonnait. Désespérément, elle appelait l’inconnu, elle prêtait l’oreille à l’invisible. Et l’air était vide, plus de voix chuchotantes, plus de frôlements mystérieux. Tout semblait mort [...].'
—
Jul 29, 2026 09:24AM
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P.E.
is on page 203 of 241 of
Le Rêve
les miracles la stupéfiaient, elle ne percevait qu’une fuite décolorée de fantômes. Puis, dans son grand lit, après un anéantissement de plomb, une angoisse brusque l’éveillait en sursaut, au milieu des ténèbres. Elle se dressait, éperdue, s’agenouillait parmi les draps rejetés, la sueur aux tempes, toute secouée d’un frisson; et elle joignait les mains, et elle bégayait: "Mon Dieu, pourquoi m’avez-vous abandonnée ?"
—
Jul 29, 2026 09:22AM
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P.E.
is on page 187 of 241 of
Le Rêve
'Il l’écoutait dire le cantique de son amour, d’une voix pénétrante de charme, peu à peu raffermie. Mais le chapeau de jardin glissa sur ses épaules, ses cheveux de lumière lui nimbèrent le visage d’or fin ; et elle lui apparut comme une de ces vierges légendaires des anciens missels, avec quelque chose de frêle, de primitif, d’élancé dans la passion, de passionnément pur.'
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Jul 29, 2026 08:48AM
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P.E.
is on page 137 of 241 of
Le Rêve
'Une seconde fois, elle s’interrompit, dans le frémissement des mots qu’elle prononçait. Elle n’était pas seule à les trouver, ils lui arrivaient de la belle nuit, du grand ciel blanc, des vieux arbres et des vieilles pierres, endormis dehors, rêvant tout haut ses rêves ; et des voix, derrière elle ; les murmuraient aussi, les voix de ses amies de la Légende, dont l’air était peuplé.'
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Jul 28, 2026 08:54AM
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P.E.
is on page 113 of 241 of
Le Rêve
'Mais à regarder fixement la sainte, Angélique venait de faire une découverte qui noyait de joie son cœur. Agnès lui ressemblait. En dessinant l’antique statue, Félicien certainement songeait à elle ; et cette pensée qu’elle était ainsi toujours présente, qu’il la revoyait partout, amollissait sa résolution de l’éloigner.'
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Jul 28, 2026 07:04AM
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P.E.
is on page 80 of 241 of
Le Rêve
'Tout venait d’elle pour retourner à elle, l’homme créait Dieu pour sauver l’homme, il n’y avait que le rêve. Parfois, elle s’étonnait, se touchait le visage, pleine de trouble, doutant de sa propre matérialité. N’était-elle pas une apparence qui disparaîtrait, après avoir créé une illusion ?'
—
Jul 28, 2026 03:14AM
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P.E.
is on page 73 of 241 of
Le Rêve
C’était une veille continue, venant de l’infini du passé, allant à l’éternité de l’avenir, la veille mystérieuse et terrifiante d’une maison où Dieu ne pouvait dormir.'
[2/2]
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Jul 28, 2026 02:52AM
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P.E.
is on page 73 of 241 of
Le Rêve
'Elle l’aimait plus encore le soir, quand elle n’en voyait que la masse énorme se détacher d’un bloc sur le ciel étoilé. Les plans se perdaient, à peine distinguait-elle les arcs-boutants jetés comme des ponts dans le vide. Elle la sentait éveillée sous les ténèbres, pleine d’une songerie de sept siècles, grande des foules qui avaient espéré et désespéré devant ses autels.
[1]
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Jul 28, 2026 02:52AM
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P.E.
is on page 54 of 241 of
Le Rêve
'Mais, quand, au soleil couchant, la carcasse du donjon allongeait son ombre sur trois lieues de cultures, et que le château entier semblait se reconstruire, colossal dans les brumes du soir, on en sentait encore l’ancienne souveraineté, la force rude qui en avait fait l’imprenable forteresse dont tremblaient jusqu’aux rois de France.'
—
Jul 28, 2026 01:59AM
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P.E.
is on page 45 of 241 of
Le Rêve
Le mari mort et enterré, elle avait eu une fille quinze mois après, sans savoir au juste où elle l’avait prise, car elle était sèche comme une facture, froide comme un protêt, indifférente et brutale comme un recors.'
[3/3]
—
Jul 27, 2026 12:41PM
11 comments
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